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  1. #1

    La planète est en fin de vie

    Gaz de schiste : le chant des sirènes


    Par Dominique Bidou


    , Ingénieur et démographe

    jeudi 05 septembre 2013


    http://energie.lexpansion.com/energi...a-31-7862.html

    Il est un grand absent dans les nombreux articles sur le gaz de schiste publiés ces derniers temps : l'effet de serre.

    La nouvelle référence, sans doute durable, du prix de l'énergie fossile, autour de 100 $ le baril, a bouleversé les équilibres traditionnels. A ce prix-là, bien des ressources jusqu'alors inexploitables deviennent intéressantes, et les sables bitumineux ont été les premiers à bénéficier de ce constat. La recherche de ressources dans des conditions extrêmes devient attractive, et bien sûr, les faibles teneurs ou les conditions d'extraction difficiles ne sont plus des obstacles insurmontables. Les ressources « non conventionnelles » viennent abonder les réserves, et surtout elles changent la donne entre les pays producteurs. Les flux financiers liés au pétrole en sont sensiblement modifiés, la rente est répartie différemment.
    Les gaz et pétroles de schistes apparaissent dans ce contexte comme une aubaine, une manière de repousser le spectre de la pénurie.

    Mais, comme le chant des sirènes auquel Ulysse a su résister, ils nous éloignent de notre destination vers une société sans carbone. Ils constituent une embellie, un enchantement momentané, mais qu'il faudra payer au prix fort dans quelques années.

    Le débat sur les gaz de schistes est essentiellement tourné vers la biodiversité et la pollution de l'eau. De vrais sujets, qui méritent la plus grande attention et doivent se traduire par de grandes exigences avant toute exploitation. Mais nous savons aujourd'hui qu'en matière d'énergie, l'enjeu majeur de nos sociétés, en ce 21e siècle, siècle de tous des dangers, est de se passer du carbone. Nous n'en prenons pas le chemin. Dans le monde, nous dépensons 7 fois plus d'argent à soutenir les énergies fossiles qu'à aider les renouvelables . Et voici le gaz de schiste ! Excellente occasion de reporter à plus tard la conversion au « post carbone ». Mais aussi une impasse redoutable, analogue au détour que le chant des sirènes provoquait.

    Un faux "ballon d'oxygène"

    Le gaz de schiste peut aider les Etats à dépasser leurs problèmes d'aujourd'hui, mais à quel prix pour demain ? Pendant le temps que ce « ballon d'oxygène » durera, la concentration de l'atmosphère en gaz à effet de serre augmentera, et le nécessaire apprentissage d'un monde sans carbone restera en panne. L'argument selon lequel ce gaz pourrait se substituer au charbon et participer à la recherche d'efficacité énergétique semble assez léger et contredit par les faits. Le charbon économisé aux Etats-Unis est vendu à prix compétitif dans d'autres parties du monde, et le pari de la sagesse des nations serait bien hasardeux. Toutes les ressources aisément accessibles ont vocation à être exploitées, et les nouveaux gisements d'énergie fossile rendus exploitables viendront s'ajouter aux anciens.

    L'attirance qu'exerce le gaz de schiste est le fruit d'une compétition internationale. Baisse des prix et indépendance énergétique sont les maître-mots. Pourquoi pas, s'ils conduisent vers l'avenir, baisse des prix par suite d'une meilleure efficacité de l'énergie, et production locale grâce au vent, au soleil, à la géothermie, à l'hydraulique, à la mer et surtout à la biomasse. Mais le recours à des énergies fossiles va dans le sens opposé. La responsabilité est grande des nations qui se lancent dans l'exploitation massive de ces ressources, et qui, du fait de la concurrence internationale, obligent les autres à les suivre, si elles ont la « chance » de disposer de cette manne inespérée. Les générations futures seront sévères à l'égard de ceux qui auront succombé au chant des sirènes.

    La France, son président et son gouvernement, résistent à cette tentation, malgré les pressions d'un monde économique soumis aux exigences du court terme. Une position de sagesse qu'il faut saluer. On ne résout pas les problèmes avec l'état d'esprit qui les a créés, disait Einstein. On n'entre pas dans l'avenir avec la culture du passé.


    http://www.lefigaro.fr/matieres-prem...-sous-sol-.php


    Les générations futures sont sacrifiées ainsi que la flore et la faune. La terre se meurt...






  2. #2
    Seule la technologie et le développement pourrait contre carré ça.
    Pendant ce temps les Américains produisent des voitures hyper polluante et dévoreuse de pompe à essence.
    On devrait interdire l'importation de toute ces importations.

  3. #3
    les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial de gaz naturel, devant la Russie depuis 2009

    http://www.lefigaro.fr/matieres-prem...e-d-obama-.php

  4. #4
    Citation Envoyé par Templier/BE Voir le message
    Seule la technologie et le développement pourrait contre carré ça.
    Pendant ce temps les Américains produisent des voitures hyper polluante et dévoreuse de pompe à essence.
    On devrait interdire l'importation de toute ces importations.
    C'est trop tard il y a eu trop d'abus et pas seulement pour le climat, notre terre est fichue

    Le Point.fr - Publié le - Modifié le

    Des scientifiques ont analysé les causes de douze événements climatiques d'intensité exceptionnelle en 2012. Leurs conclusions sont alarmantes.


    http://www.lepoint.fr/science/l-acti...1721855_25.php

    Selon un rapport effectué par 18 équipes scientifiques, la moitié des phénomènes météorologiques extrêmes sur la planète en 2012 est liée au réchauffement climatique, résultant des émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines. Ces chercheurs ont analysé les causes des douze événements climatiques d'intensité exceptionnelle l'an dernier, comme les sécheresses et l'ouragan Sandy aux États-Unis, la fonte record des glaces arctiques ou les pluies diluviennes en Grande-Bretagne, en Australie, dans le nord de la Chine et au Japon. Le rapport, publié dans le Bulletin of the American Meteorological Society, souligne que "les mécanismes météorologiques naturels et les fluctuations normales du climat ont joué un rôle-clé dans ces phénomènes".
    Toutefois, ajoutent les auteurs, "dans certains cas, les analyses révèlent clairement que le changement climatique induit par les émissions de gaz à effet de serre résultant des activités humaines a contribué à ces phénomènes". "Ce rapport accroît la capacité grandissante de la science du climat à mieux comprendre la complexité (...) de ces événements de la nature", a estimé lors d'une conférence de presse téléphonique Thomas Karl, directeur du Centre national des données climatiques à l'Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA). Mais, a-t-il ajouté, "déterminer les causes de ces phénomènes demeure un défi".

    Vague de chaleur, pluies diluviennes et sécheresse hivernale

    L'objectif de ces recherches est de comprendre si ces phénomènes météo pourraient se produire plus fréquemment, et "si leur plus grande intensité résulte de facteurs naturels ou liés à l'activité humaine", a expliqué Thomas Karl. Selon ce rapport, l'impact humain sur le climat peut être en partie responsable des précipitations exceptionnelles en Australie, de la sécheresse hivernale sans précédent en Europe du Sud et de la sécheresse en Afrique de l'Est.
    Le réchauffement est aussi montré du doigt pour les pluies diluviennes en Nouvelle-Zélande fin 2011, quand 67 centimètres d'eau sont tombés en deux jours. Selon les scientifiques, de telles précipitations ont probablement résulté d'une humidité accrue produite par l'accumulation des gaz à effet de serre. La vague de chaleur dans l'est des États-Unis au printemps 2012 est l'un des exemples où l'influence humaine est la plus probante selon les chercheurs, pour qui 35 % de ce phénomène peut être attribué au changement climatique.

    La gravité de la fonte des glaces

    En revanche, les chercheurs ont conclu que la sécheresse de 2012 dans le centre des États-Unis peut principalement s'expliquer par des facteurs atmosphériques naturels qui ont peu à voir avec le réchauffement. Quant à l'ouragan Sandy, qui a ravagé les côtes des États du New Jersey et de New York, les scientifiques avouent la grande complexité de cet événement dans lequel l'influence humaine est très peu claire. "Sandy est probablement l'un des phénomènes météorologiques extrêmes de 2012 le plus difficile à expliquer", écrit le rapport, précisant que "de nombreux facteurs sont intervenus pour produire une telle puissance".
    Mais, relèvent les scientifiques, dans le futur, des ouragans de moindre intensité pourraient produire des dévastations similaires en raison du niveau plus élevé de l'océan qui résulte en grande partie de la fonte des glaces arctiques due en partie au réchauffement. La banquise arctique a connu en été 2012 un recul record avec une superficie de 1,3 million de kilomètres carrés : "Ce phénomène ne peut pas s'expliquer seulement par des variations naturelles", souligne le document.
    Dans son dernier projet de rapport, dont un résumé a filtré dans la presse en août, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) juge "hautement probable que l'influence humaine sur le climat soit responsable de plus de la moitié de la montée des températures à la surface du globe entre 1951 et 2010". La version finale de ce document sera publiée fin septembre à Stockholm.

  5. #5
    Dans la baie de Guanabara, au sud-est du Brésil, la population de dauphins de Guyane est fortement contaminée par les PCBs. Les concentrations de ce polluant, relevées sur les échantillons de tissus de ces cétacés, sont parmi les plus élevées.

    http://www.notre-planete.info/actual...Rio-de-Janeiro

    la planète est un dépotoir a ciel ouvert,les bébés réclament leurs couches d'ozone .









    fais presque 10 ans que les sciento on sonné l'alarme soit dit en passant..et plus il y aura des cata plus il y aura des sinistrés climatiques..welcome the news génération!


  6. #6
    L’Amour continue de faire des ravages dans l’extrême-Orient russe






    http://www.courrierinternational.com...a-qui-la-faute

  7. #7
    Quelle horreur le continent de déchets. L'eau de la planète va être polluée de + en + et on mange les produits de la mer

  8. #8

    Par contre on lit ça aussi!

    http://www.slate.fr/monde/77284/etat...ent-climatique

    Etats-Unis: pas de Sandy bis grâce au réchauffement climatique?


    Il y a bientôt un an, l’ouragan Sandy dévastait la ville de New York et une grande partie de l’état du New Jersey aux Etats-Unis. Mais c’était avant, et selon une étude américaine, ça ne devrait plus arriver, grâce au réchauffement climatique.
    Le rapport de trois météorologues, publié dans les Proceedings de la National Academy of Science lundi, et présenté dans un article du National Geographic, a montré que grâce aux gaz à effet de serre, de nouveaux ouragans ne pourraient pas suivre le même chemin que Sandy.
    La trajectoire empruntée par la tempête meurtrière est la cause «d’une interaction rare entre des vents atmosphériques connus sous le nom de "jet-stream" et un anticyclone au nord de l’ouragan» explique le journaliste. C’est à cause de cette combinaison très particulière que Sandy a suivi l’itinéraire «le plus perpendiculaire à la côte atlantique de toutes les tempêtes jamais observées».
    Le journaliste continue:
    «Le réchauffement climatique, causé par les gaz à effets de serre (…) pourraient rediriger les vents de l’atmosphère, ceux-là même qui guident les ouragans.»
    Et donc diminuer les risques que les New Yorkais voient un jour arriver la petite sœur de Sandy. Le trajet de cette tempête était déjà extrêmement rare: de tels ouragans ne se forment qu’une fois tous les 700 ans précise le Guardian. L’évolution des conditions climatiques permettrait à terme de générer des vents capables de les repousser vers l’océan et non vers la terre.
    Pour arriver à ces conclusions, les météorologues ont modélisé sur ordinateur le climat à l’horizon 2100, en prévoyant que les gaz à effet de serre auraient triplé d’ici là. Le but: identifier si les conditions climatiques futures seront plus propices à la création de supers tempêtes.
    Mais les experts mettent en garde : parce que de nombreux facteurs, autres que les conditions climatiques, entrent en jeu dans la création d’une tempête, l’étude ne signifie pas que moins d’ouragans viendront frapper les Etats-Unis, écrit le Washington Post. Elizabeth Barnes, une des auteurs du rapport prévient: «Les Américains ne doivent pas baisser leur garde.»
    La méthode utilisée par les météorologues est contestée par certains de leurs confrères, et notamment par Jennifer Francis de la Rutgers University qui estime que, bien que les modélisations informatiques utilisées dans l’étude sont les meilleures pour le moment, leur pertinence est douteuse, rapporte le National Geographic. Elle ajoute:
    «De mon point de vue, les analyses et résultats de cette étude et d’autres menées récemment ne justifient pas les déclarations importantes faites par leurs auteurs.»

  9. #9

  10. #10

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