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  1. #1

    Le général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées françaises, estime que les frappes françaises portent leurs fruits contre l'Etat islamique

    "On a fait sérieusement mal à l'Etat islamique", selon le chef d'état-major français



    Prouvez-le militaires ! On en a marre des hypocrites qui nous gouvernent !
    Les militaires au pouvoir !
    Le premier homme politique, en France, qui cessera de prendre les gens pour des cons, ce sera un véritable héros national (Maxime Tandonnet)

  2. #2

    15 hauts gradés de l'armée appellent Emmanuel Macron à faire preuve d'«humilité»

    15 hauts gradés de l'armée écrivent à Macron : "Nous nous sentons humiliés"


    Les attaques d'Emmanuel Macron contre le général Pierre de Villiers ne passent décidément pas. Dans une lettre ouverte au président que Capital reproduit ci-dessous, 15 hauts gradés de l'armée ayant quitté le service - dont cinq généraux - clament leur soutien à l'ancien chef d'Etat-major et témoignent de leur "blessure profonde".



    Monsieur le Président,

    C’est au Chef des armées que les signataires de la présente lettre souhaitent s’adresser. C’est au Chef des armées qu’ils veulent dire combien ils ont été stupéfaits par son attitude à l’égard du Chef d’état-major des Armées de la France.

    Nous sommes des Officiers de tous grades et des différentes armées ayant quitté le service actif. Nous n’avons aucun mandat ; nous ne prétendons pas parler au nom de l’Armée, cette « grande muette ». Nous estimons en revanche, de notre devoir de vous faire part de notre indignation et de vous dire ce que beaucoup de nos jeunes camarades, nos frères d’armes en activité, ressentent sans pouvoir l’exprimer.


    L’Armée est peut-être muette, mais elle n’est ni sourde ni aveugle, ni amnésique. Elle n’a pas été sourde quand elle a entendu et cru en vos promesses de campagne. Elle n’a pas été aveugle lorsque votre tout premier geste a été de vous rendre au chevet de ses blessés. Elle a apprécié le symbole qu’a représenté votre choix d’un véhicule de commandement le jour de votre prise de fonction, elle a été sensible à l’image de l’autorité restaurée que vous avez voulu afficher. Tant vos paroles que les symboles que vous aviez choisis semblaient donc démontrer votre compréhension des forces armées et la priorité que vous leur accorderiez dans le contexte actuel.

    Mais alors tout cela n’était-il que promesses, paroles et maniement des symboles ? On est en droit désormais de se poser la question en entendant les propos que vous avez tenus publiquement à l’Hôtel de Brienne à l’encontre du Chef d’état-major des armées, à la veille des cérémonies du 14 juillet. Cela restera longtemps dans les mémoires.


    «Je considère pour ma part, qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique… »

    Mais alors est-il vraiment digne de réprimander, non seulement en public, mais devant ses subordonnés, un grand chef militaire, au sujet de propos destinés aux membres d’une commission parlementaire, au cours d’une audition censée être confidentielle ? Le CEMA ne faisait-il pas son devoir en rendant compte loyalement à la représentation nationale de l’état des armées ? Cette humiliation publique est une faute, Monsieur le Président.



    «J’ai pris des engagements…»

    Mais alors, après avoir prolongé le CEMA d’une année, ce qu’il a accepté en toute loyauté, précisément pour mettre en œuvre vos engagements de campagne, pourquoi lui faire grief de refuser d’endosser vos reniements ? Comment pouvez-vous penser qu’il accepterait de se soumettre et de perdre ainsi la confiance de ses subordonnées ? Ce reniement est une faute, Monsieur le Président.

    «Je suis votre chef...»

    Tous les militaires le savent et ils sont vexés que vous le leur rappeliez. Mais alors, serait-ce que vous en douteriez vous-même ? Dans ce cas, ce doute vous honorerait car il montrerait que vous avez senti la différence entre être le chef légal, et être le chef véritable : celui qui, connaissant le métier des armes, respecte ses hommes et en retour se fait aimer d’eux ; celui qui, parce qu’il a d’abord commencé par obéir, a appris à commander. Si votre jeunesse est une excellente chose, elle ne vous a pas apporté l’expérience du Service sous les armes. Personne ne vous le reproche, mais ceci implique un minimum d’humilité : commander n’est pas « manager ». Ce défaut d’humilité est une erreur, Monsieur le Président.


    «Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir…»

    Nous ne demandons qu’à le croire, mais pour l’instant vous ne les tenez pas, et nos ennemis eux, ne vont pas attendre une année supplémentaire pour frapper les nôtres. Quant à l’argument consistant à dire au pays que la coupe budgétaire annoncée n’aura aucune incidence sur la vie de nos soldats, il est fallacieux et vous le savez. Il a été utilisé par vos prédécesseurs depuis des décennies et il est la cause des nombreux retards, diminutions, voire annulation de programmes, responsables du délabrement actuel de nos matériels ; situation que nos hommes vivent durement au quotidien, en conditions de guerre. En réalité vous mettez nos armées dans une situation encore plus tendue, vous le savez et vous manipulez la vérité. Cette manipulation est une faute Monsieur le Président.


    «Je n’ai, à cet égard, besoin de nulle pression et de nul commentaire»

    Considéreriez-vous donc comme une «pression» ou un «commentaire» le compte-rendu que le Chef d’état-major a présenté en toute vérité et loyauté à la commission parlementaire ? Le CEMA ne doit-il adresser à la représentation nationale que des propos bien lissés et bien formatés en lieu et place de la réalité ? Quel caporalisme, quel manque de considération pour lui comme pour elle ! Quel mépris vis-à-vis des problèmes réels auxquels nos armées ont à faire face ! Ce mépris est une faute Monsieur le Président.



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    Le premier homme politique, en France, qui cessera de prendre les gens pour des cons, ce sera un véritable héros national (Maxime Tandonnet)

  3. #3
    BUDGET - Le général François Lecointre a mis en garde ce mardi contre les « réflexes de régulation budgétaire sauvages »…

    Quelques mois après la bataille budgétaire (et la démission) du chef d’état-major Pierre de Villiers, son successeur le général François Lecontre ne baisse par les armes.

    « Une armée est un gros paquebot, on ne construit pas et on ne reconstruit pas un appareil militaire en deux coups de cuillère à pot », a-t-il déclaré ce mardi à l’université d’été de la Défense, qui réunissait la ministre des Armées Florence Parly, militaires et parlementaires à Toulon (Var).

    « Les réflexes de régulation budgétaire sauvages viennent trop souvent, malheureusement, détruire le travail de cohérence qui est effectué dans le cadre de l’élaboration de la loi de programmation militaire et des lois de finances initiales », a-t-il ajouté.





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    >> A lire aussi : VIDEO. «Ce n'est pas le rôle du chef d'état-major» de défendre le budget des armées, affirme Macron



    Le premier homme politique, en France, qui cessera de prendre les gens pour des cons, ce sera un véritable héros national (Maxime Tandonnet)

  4. #4
    François Lecointre critique-t-il à son tour les coupes dans le budget de la Défense ?



    Lors de son intervention, le chef d'état-major des armées est entre autres revenu sur la réforme du financement des opérations extérieures. En 2017, les armées devront en effet assumer le surcoût des opérations extérieures, d'environ 850 millions d'euros, jusqu'ici réparti entre les autres ministères au nom de l'effort collectif de défense. Si leur budget reste inchangé par rapport à celui de l'année précédente, les armées disposeront alors réellement de 850 millions d'euros de crédits en moins pour leurs programmes d'équipement.

    «Qu'on ne prétende pas atteindre l'inatteignable, qui sera extrêmement dangereux, c’est-à-dire "le ministère des Armées, quoi qu'il arrive, prendra sous enveloppe la totalité des dépenses des opérations extérieures"», a-t-il assuré.
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  5. #5
    Le chef d'état-major des armées dézingue la "régulation budgétaire sauvage" de Bercy

    Aux Universités de la défense de Toulon, François Lecointre a envoyé un bel Exocet à Bercy, soulignant les risques de déclassement des armées françaises. Le message est clair : malgré le traumatisme Villiers, le nouveau CEMA n'a pas l'intention de brider son discours.


    Ceux qui attendaient un nouveau chef d'état-major des armées effacé, après le traumatisme de la démission du général Pierre de Villiers fin juillet, en seront pour leurs frais. Devant les 550 participants de l'Université de la défense, véritable aréopage du secteur militaire qui se réunit tous les ans début septembre, le nouveau chef d'état-major François Lecointre a montré mardi 4 septembre qu'il n'avait pas l'intention de renoncer à la liberté de parole de son prédécesseur. Interrogé sur ses attentes sur la future revue stratégique, qui doit fixer les objectifs des forces françaises pour les prochaines années, le CEMA a tenu à faire passer des messages clairs. "La réalité, c'est que l'urgence s'impose en matière de défense et de sécurité, a-t-il martelé. Le ministère des armées ne peut pas se dérober à cette urgence."
    Premier message fort : le nouveau CEMA n'a aucune intention de renoncer à donner son avis sur les arbitrages financiers. « Le chef d'état-major des armées, parce qu'il porte les opérations du ministère, porte aussi, par fonction, des responsabilités en matière de cohérence générale, à la fois de la programmation et des engagements budgétaires», rappelle le général Lecointre, qui revendique un rôle majeur sur les investissements, la préparation du budget, les ressources humaines. Une façon de bien montrer que le poste de CEMA n'a rien perdu de ses prérogatives, malgré le psychodrame de juillet.


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  6. #6
    L’expression des militaires est légitime et autorisée depuis 10 ans


    L’expression des militaires est menacée.

    Personne n’a l’intention de remettre en question le devoir de réserve auquel sont soumis les militaires et, donc, les généraux en 1re et 2e section dont le sens du devoir et la loyauté ne sauraient être mis en doute. Mais leur droit d’expression doit être pleinement reconnu. D’ailleurs, le pouvoir politique semble oublier que l’autorisation préalable à l’expression des militaires a été supprimée il y a plus de dix ans. D’autre part, les règlements imposent au militaire de rendre compte lorsqu’il constate qu’il n’a pas les moyens d’accomplir une mission : c’est bien ce qu’a fait le CEMA devant les représentants de la nation et son droit d’expression est devenu, en l’occurrence, un devoir d’expression car il s’était déjà exprimé à plusieurs reprises – sans réaction de ceux qui nous gouvernent – pour expliquer la situation déplorable dans laquelle se trouvent les armées françaises. Les tentatives répétées du pouvoir pour priver les généraux de parole, alors que guidés par leur sens du devoir et de responsabilité, ils agissent comme des lanceurs d’alerte, ne sont pas pertinentes au moins pour deux raisons. Elles créent non seulement un malaise en contribuant à distendre la confiance entre le politique et le militaire mais également un doute sur la compétence ou la clairvoyance du pouvoir politique s’agissant de la première des missions régaliennes dont il est responsable.

    Il est, en effet, légitime qu’ils puissent contribuer au débat en usant de leur liberté d’expression.


    Alors militaires puisque vous en avez tout à fait légitimement le droit d'avoir votre liberté d'expression ?

    ACTION !!!
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  7. #7
    Bof !!! écrire et c'est tout ?

    Y a aucune chance que les militaires français se décident un jour à prendre la décision de sauver la France.
    Eux aussi ils préfèrent défendre ici ou ailleurs les autres et obéir à un pouvoir politique défaillant. Ils préfèrent voir couler la France sans bouger.
    La grande muette n'a pas de langue, ça c'est pas grave vaut mieux agir que parler mais hélas et surtout, malheureusement, n'a pas de bras, ni de jambe, je reste polie mais je n'en pense pas moins...
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  8. #8
    L'ancien chef d'état-major des armées français sert maintenant les Américains


    L'information est passée presque inaperçue. Les Échos ont annoncé la semaine dernière le recrutement du général Pierre de Villiers, chef d'État-major des armées (CEMA) de 2014 à 2017, par l'entreprise de conseil américaine, Boston Consulting Group (BCG). Senior advisor au BCG à partir du 3 avril 2018, le général de Villiers devient de ce fait, le premier CEMA, plus haute autorité militaire de l'État français, à poursuivre sa carrière au sein d'une entreprise privée étrangère.

    Pourquoi pas? Si le général de Villiers était américain, la nouvelle aurait été accueillie non seulement comme une évidence mais aussi avec des éloges, en considérant ce recrutement comme un gage de valeur de ses compétences. Les journaux auraient fait remarquer que le général de Villiers ne se cantonne pas à des positions gouvernementales parce qu'il est "bankable", ce qui n'est pas donné à tous les décideurs militaires. Et pourquoi ne pas considérer que l'on peut servir d'autres intérêts, en l'occurrence privés et étrangers, après avoir servi ceux de son pays pendant plus de quarante ans? Business as usual, outre Atlantique. Mais le général de Villiers n'est pas américain. Il est français et fier de l'être, comme il le dit et le répète dans son livre, "Servir", succès de librairie depuis sa publication en novembre 2017.
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