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/ Dimanche 14 octobre 2018 à 19:2617




Justice. Abdelfattah Rahhaoui, fondateur du groupe scolaire Al-Badr, a été placé en garde à vue, jeudi 11 octobre. Il lui est notamment reproché de ne pas avoir respecté une interdiction d'enseigner.
Dans ce dossier au moins, Jean-Michel Blanquer passe des paroles aux actes. Comme le rapporte Le Point, le fondateur du groupe scolaire Al-Badr, Abdelfattah Rahhaoui, a été placé en garde à vue, jeudi 11 octobre au matin, puis déféré devant le parquet de Toulouse. Également directeur d'une école musulmane de Toulouse, la justice lui reproche de ne pas s'être soumis à une interdiction d'enseigner prononcée par jugement en 2016, rapporte Le Point. Et le journal de rappeler que le ministre de l'Éducation nationale avait affirmé que « tout serait mis en œuvre pour que l'école ferme ».

« Nous contestons fermement ces accusations »

D'après l'hebdomadaire, cette « figure du salafisme local » avait participé, en 2012, à l'enterrement du terroriste Mohammed Merah, tout en se démarquant des meurtres commis par le Franco-algérien. Abdelfattah Rahhaoui est aussi poursuivi pour travail dissimulé. Il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant une audience correctionnelle convoquée en janvier prochain, d'après une information confirmée au Point par le parquet de Toulouse et par maître Samim Bolaky, l'avocat du directeur d'école. « Nous contestons fermement ces accusations et nous nous en défendrons à l'audience du 29 janvier prochain. Nous nous opposons à l'interdiction d'enseigner et de diriger », a ajouté ce dernier. Son client, lui, plaide n'être que bénévole au sein de l'association Al-Badr.
Image d'illustration. Photo © XAVIER VILA/SIPA